Depuis
Vers

Aéro Biodiversité et Air Caraïbes : un engagement commun en faveur de la biodiversité des Antilles et de la Guyane

Membre d’Aéro Biodiversité depuis 2022, la compagnie Air Caraïbes soutient activement le  déploiement des missions de l’association aux Antilles et en Guyane. Ce partenariat permet  d’analyser et de valoriser le patrimoine naturel exceptionnel des aéroports de Martinique – Aimé  Césaire, de Guadeloupe – Maryse Condé, de Saint-Martin – Grand-Case et de Cayenne-Félix  Éboué. 


DES PLATEFORMES AEROPORTUAIRES AU CŒUR D’ENJEUX ECOLOGIQUES MAJEURS  


Véritables sanctuaires de la biodiversité, les terrains aéronautiques abritent de nombreuses espèces  animales et végétales qu’il est essentiel de protéger. La particularité des plateformes antillaises repose  sur leur implantation à proximité immédiate de zones naturelles protégées (Parcs et Réserves), leur  conférant un rôle de corridors écologiques majeur entre terre et mer. 


L’aéroport Guadeloupe – Maryse Condé (PTP) : Un carrefour entre mangrove et forêt marécageuse  
Bordée par le Parc National de Guadeloupe, la plateforme de Pointe-à-Pitre présente une mosaïque d'habitats humides d'une richesse exceptionnelle. Le site se distingue par ses zones de transition entre les prairies aéroportuaires, les forêts marécageuses et la mangrove, constituant un réservoir de biodiversité stratégique. Cet écosystème singulier permet notamment le maintien de la Protoneure de Romane, une « libellule » endémique de Guadeloupe classée vulnérable, ainsi  que du Pèrenoir rougegorge, un oiseau dont les populations locales  trouvent dans ces espaces protégés un habitat de repli essentiel. 


L’aéroport international Martinique - Aimé Césaire (FDF) : Un corridor  écologique entre plaines et mangroves  
Située dans la plaine du Lamentin, la plateforme martiniquaise joue un  rôle de corridor écologique majeur grâce à sa mixité de milieux : savanes  herbeuses, forêts mésophiles et une zone de mangrove préservée. Ces  habitats interconnectés, irrigués par des canaux végétalisés, sont vitaux  pour l'Anolis de la Martinique, reptile endémique emblématique, ainsi  que pour l'Escargot grain de café, une espèce strictement inféodée aux  mangroves qui témoigne de la qualité biologique de ces zones humides. 


L’aéroport de Saint-Martin Grand-Case (SFG) : Un sanctuaire insulaire  entre terre et étangs  
L'aéroport de Grand-Case s'insère dans un contexte paysager unique,  marqué par la proximité immédiate d'étangs salins et de vasières  saumâtres. Ses savanes herbeuses, parsemées de ligneux bas, offrent des zones de nourrissage et de nidification précieuses dans un territoire  à forte pression foncière. Ce milieu est le refuge de l’Anolis de Saint Martin, une espèce de reptile endémique à fort enjeu de conservation, et accueille régulièrement des colonies d'oiseaux comme l’Échasse d’Amérique, qui fréquentent les bordures de la plateforme. 


L’aéroport international de Cayenne – Félix Éboué (CAY) : Un sanctuaire de savanes aux portes de la forêt amazonienne  
À l'orée du plus grand massif tropical du monde, l'immense plateforme de Cayenne se distingue par sa mosaïque d'écosystèmes : forêts tropicales, mangroves et zones marécageuses. Dans un département couvert à 95 % par la forêt dense, ses savanes herbeuses représentent un enjeu de conservation critique en tant que rares milieux ouverts de la région. Ces prairies offrent un habitat ensoleillé indispensable à l’Anolis doré, un lézard patrimonial strictement inféodé à ces espaces dégagés.  Ce site accueille également le Yayamadou marécage, un arbre typique  de ces zones humides qui souligne la transition parfaite entre  l'infrastructure et la richesse naturelle guyanaise. 


Des inventaires rythmés par les saisons et le partage  
Les naturalistes d’Aéro Biodiversité mènent leurs inventaires de terrain lors de trois sessions  stratégiques : février-mars, juin-juillet et octobre-novembre. Ces périodes permettent de capter la  diversité biologique à différents stades des cycles de vie tropicaux. 
Dans son rapport national 2025, publié récemment, l’association souligne une dynamique de  découverte positive sur les plateformes antillaises, avec l’identification de plusieurs nouvelles espèces  observées pour la première fois dont : 
La Comméline dressée,  Le Petit Blongios, Micrathyria aequalis et L’Anolis d’Anguilla.
 
La science au service d'une cohabitation exemplaire  
Ces observations, compilées dans le rapport national 2025, témoignent de la vitalité des écosystèmes  antillais et de l'efficacité des inventaires de terrain. Elles démontrent surtout que, contrairement aux  idées reçues, la sécurité aérienne et le maintien d'une biodiversité riche ne sont pas des objectifs  opposés. 
Bien au contraire, c’est une connaissance approfondie des espèces et de leurs comportements qui  permet d'adapter finement la gestion des espaces verts. En comprenant mieux l’écologie de la faune  locale, les aéroports peuvent maintenir des habitats favorables à la biodiversité tout en maîtrisant  efficacement les risques animaliers, garantissant ainsi une exploitation aéroportuaire sûre et durable. 


« Au-delà de la simple collecte de données, ces missions aux Antilles nous permettent de passer d'un  inventaire de présence à une compréhension fine du fonctionnement de ces écosystèmes. Grâce au  soutien d’Air Caraïbes, nous pouvons pérenniser nos protocoles de suivi sur le temps long et mieux  analyser comment les différents groupes d'espèces (insectes pollinisateurs, oiseaux, reptiles)  interagissent entre eux. C’est cette expertise scientifique, partagée avec les équipes locales, qui  permet de transformer chaque plateforme en un véritable moteur de la préservation du patrimoine  naturel antillais. » déclare Matthieu Galtier, Directeur scientifique d’Aéro Biodiversité.


LA BIODIVERSITÉ AÉROPORTUAIRE : UN ENJEU TERRITORIAL  


Compagnie historiquement ancrée aux Antilles et en Guyane, Air Caraïbes est soucieuse de contribuer  à la préservation des écosystèmes locaux ainsi qu'à la préservation des territoires qu’elle dessert. La  collaboration avec Aéro Biodiversité, initiée en 2022, s’inscrit dans cette volonté de contribuer à une  meilleure connaissance et protection des écosystèmes locaux, tout en valorisant le rôle souvent  méconnu des plateformes aéroportuaires dans les équilibres environnementaux. 


Air Caraïbes déploie une politique environnementale qui couvre l’ensemble de ses opérations entre  Paris-Orly, les Antilles, la Guyane et son réseau régional. Sa flotte performante est notamment  composée d’ATR 72-600 sur le réseau régional et d’Airbus A350 XWB sur le réseau long-courrier. Grâce  à cet avion de dernière génération, la compagnie bénéficie d’une réduction d’environ 25% de sa  consommation de carburant et de ses émissions de CO₂ par rapport aux appareils de la génération  précédente. 


Pour accompagner cette modernisation, la compagnie s’appuie sur sa « Green Team », réunissant  pilotes, ingénieurs et équipes opérations afin d’optimiser en continu la performance environnementale  des vols. Descentes continues, roulage sur un moteur lorsque les conditions le permettent,  optimisation des trajectoires et des masses embarquées : ces actions visent à limiter la consommation  de carburant tout au long des opérations. 


L’engagement d’Air Caraïbes se traduit aussi à bord, avec des solutions pensées pour limiter les  déchets et privilégier les matériaux réutilisables ou recyclables. Distribution à la demande, emballages  allégés et dispositifs de tri notamment des bouteilles plastiques sur les vols vers Orly, illustrent une  volonté d’agir concrètement sur l’empreinte des vols. 


Air Caraïbes prépare également l’intégration progressive de carburants d’aviation durables (SAF) sur  ses lignes, en cohérence avec les objectifs européens. 


En soutenant la connaissance et la préservation des écosystèmes aéroportuaires, la compagnie  réaffirme sa conviction : un transport aérien responsable peut contribuer à protéger la faune, la flore  et la richesse des territoires ultramarins qu’elle relie au quotidien. 


« En tant que compagnie profondément ancrée aux Antilles et en Guyane, nous avons à cœur de  préserver les destinations que nous relions au quotidien et la richesse de leurs écosystèmes. Ce  partenariat avec Aéro Biodiversité s’inscrit dans la continuité de nos efforts pour rendre notre activité  de transporteur aérien toujours plus responsable, au bénéfice des populations locales comme des  voyageurs. » déclare Hugues Heddebault, directeur commercial d’Air Caraïbes. 
 

Remonter en haut de page